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LIMINAIRE
Les lignes de désir


Étranger en tout lieu être partout chez soi. L’enthousiasme ou les projets d’avenir sont difficilement supportables en cette période de l’année. Sonne révolution qui oblige. Des éclats et désastres, énigme, évènement pur coupant au sommet des dunes. Ils avancent les enfants, par petits groupes ayant perdu leur cohérence à l’arrière, mais dont ils gardent la mémoire : ils avancent. Je les écoute parler malgré le vent. Les formules à l’emporte-pièces, toutes faites pour toute occasion qui s’y prête ou pas. Ça tournerait sans cesse en nous. Et nous-mêmes des tournants. Détours. Dehors dans le décor d’un lendemain de fête, parmi les confettis et les flaques. Par la fenêtre ouverte, grain de poussière au gré du ciel ou au hasard, en volutes, happé dans l’éternel silence des espaces infinis. Une échauffourée de nuages flottent au bord de l’eau, comme un remuement de souvenirs qui se cachent. Le ciel, la rue et le vent. Il ne faut jamais dire peu importe. L’immense est au service du dérisoire.

Paris, Carreau du Temple

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lignes de désir est un projet de fiction, qui se compose d’une suite de monologues qui se font échos parfois dialoguent ou s’interrompent, écriture mosaïque, micros-fictions, ressassement de mots en mouvement dans le sens d’une marche en avant, dans le bruissement, la rumeur de la ville, son quotidien, non pas le spectaculaire de l’actualité mais ce qu’on ne voit pas puisqu’on y est immergé.

Étranger en tout lieu
Publié le 11 janvier 2011
- Dans la rubrique DÉRIVES
Temps Mémoire Fenêtre Parole Ciel Enfance Les lignes de désir






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