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LIMINAIRE
Série d’ateliers et création d’un livre numérique avec des élèves de Boulogne-Billancourt


Le CDDP (Centre de Documentation pédagogique des Hauts-de-Seine) organise tous les ans des ateliers d’écriture avec des auteurs. Cette année ils m’ont invité à en animer deux, le premier Écrire la ville avec Cécile Portier, elle à Sèvres et moi à Bagneux, et le second à Boulogne-Billancourt : Récit épistolaire.

Boulogne-Billancourt sur Google Street View

 

 

 

 

 

 

Le but de ces ateliers est de créer un livre numérique avec quatre classes (deux CM2 de l’école Primaire Primaire Thiers et deux 6e du Collège Jacqueline Auriol) de Boulogne-Billancourt autour d’un récit épistolaire :

Boulogne-Billancourt sur Google Street View

 

 

 

 

 

 

 

Le roman épistolaire numérique est disponible en ligne en deux versions, pdf et ePub :





La jeune fille, dont les parents sont artistes, voyage à travers l’Europe. Elle écrit à son ami, resté sur Boulogne-Billancourt qui lui répond et lui parle de sa ville pour qu’elle ait envie d’y revenir…

En hiver, elle sera en Italie, puis au printemps, elle séjournera au Royaume-Uni, l’été en Allemagne et à l’automne au Portugal.

Les lettres des deux personnages seront écrites par les quatre classes alternativement : chaque classe sera à tour de rôle une fois à Boulogne et une fois dans un pays étranger.

Boulogne-Billancourt sur Google Street View

 

 

 

 

 

 

 

Regard sur la ville : arts plastiques, musique, architecture, coutumes, langues…


Afficher Boulogne-Billancourt sur une carte plus grande

Vendredi 1er février, j’ai animé deux ateliers dans les deux classes de 6e du Collège Jacqueline Auriol et deux autres à l’école Thiers à Boulogne Billancourt.

Le premier atelier s’est déroulé autour de la proposition « Je pense à toi » inspirée du livre éponyme de Frank Smith :

La répétition du terme je pense à toi agit comme un déclic, un irrésistible élan, qui permet d’écrire à l’être que l’on aime. L’aveu devient témoignage et tendre ritournelle aux travers de phrases-souvenirs, pensées et regards furtifs. Une déclaration d’amour à la recherche de l’autre soi-même.

Voici le mixage de l’ensemble des textes des élèves :



Le second atelier, était l’occasion de travailler avec Google Street View et de rechercher des lieux de la ville de Boulogne-Billancourt dans lesquels les enfants inscrivaient ensuite, par de courts textes, des souvenirs, des pistes d’histoires, d’anecdotes, d’images liés aux personnages de notre récit épistolaire : Roman et Emma.

Photographies des ateliers au Collège Jacqueline Auriol :



Photographies des ateliers à l’École Thiers :



Vendredi 22 mars, j’ai de nouveau animé deux ateliers dans les deux classes de 6e du Collège Jacqueline Auriol et deux autres à l’école Thiers à Boulogne Billancourt.

Le premier atelier au Collège s’est déroulé autour de l’écriture d’une lettre de Roman à Emma, dont les élèves de 6e d’Isabelle Horemans avaient chacun écrit en amont une version et que nous avons enregistrés en classe.

Voici le mixage de cet enregistrement :



L’intégralité des lectures sont à découvrir sur le blog de l’atelier.

Le second atelier au Collège, dans la classe de Charlotte Benoist, nous a permis de travailler sur l’écriture de courts textes sur Boulogne à partir des photographies que j’ai prises lors d’un récent parcours en ville dans le quartier de l’île Seguin : Il ne faut pas désespérer Billancourt.

Avec les CM2 de l’école Thiers, nous avons travaillé à partir de Google Street View. Nous sommes rendus dans les îles britanniques, avec la classe de Lionel Nansot, sur les routes empruntées par les parents d’Emma, afin de trouver des images de leur périple. Tandis que nous nous rendions à Berlin avec la classe de Mireille Hermann.

Voici quelques photographies de ces voyages virtuels :





Photographies de la ville prises par les CM2 de l’école Thiers de Boulogne :



Vous pourrez lire très prochainement sur le blog de l’atelier l’intégralité des textes écrits lors de ces ateliers et écouter les enregistrements des lectures de certains des textes lus par les élèves.


La trame du récit épistolaire de Roman et Emma, entre Boulogne-Billancourt et l’Europe, nous sert de fil blanc pour l’écriture des textes et la tenue des ateliers :

Emma, dont les parents sont artistes, doit abandonner précipitamment ses camarades de classe de Boulogne-Billancourt, et surtout Roman, son meilleur ami, pour suivre ses parents (son père, musicien doit partir en tournée à travers l’Europe). Mais n’ayant pas le temps de le prévenir, elle lui envoie juste, en urgence, un court et énigmatique SMS avant son départ.

Roman ne comprend pas son message. Il s’inquiète ne la voyant plus venir à l’école. Quand il l’appelle chez elle, personne ne répond, le numéro sonne dans le vide. Le jeune garçon cherche à comprendre ce qui se passe. Puis il reçoit enfin le premier message de son amie sur son portable, un SMS qui l’intrigue. Elle lui apprend qu’elle est à Venise, en Italie, pendant le Carnaval. Mais il ne comprend pas vraiment pourquoi elle s’y trouve.

Elle lui envoie ensuite un second message, cette fois-ci sous la forme d’une lettre dans laquelle elle lui explique ce qu’elle fait en Italie, et en lui communiquant son adresse pour qu’il puisse lui écrire. Mais Roman déboussolée par le message de son amie, tarde à lui répondre, et sa lettre ne parvenant pas à temps à Emma qui est déjà partie dans un autre pays avec ses parents, lui revient par retour du courrier.

Roman reçoit une nouvelle lettre de son amie, cette fois-ci elle passe deux mois au Royaume-uni. Sa mère expose ses peintures à Londres tandis que son père se produit en concert dans les différents pays du Royaume-uni (Ecosse, Irlande, Pays de Galles). Elle regrette que Roman ne lui ait pas répondu. Celui-ci lui explique un peu vivement qu’il lui a bien écrit mais que sa lettre ne lui est visiblement pas parvenue à temps, qu’il est surpris par son attitude, partir ainsi sans laisser de mots d’explication, du jour au lendemain, c’est un peu rude. Il ne sait pas s’il va continuer à lui répondre encore, se demande si cela vaut la peine. Ne commence-t-elle pas à l’oublier ?

Emma lui répond très vite, de peur que leurs lettres se croisent encore. Elle ne lui a pas transmis son numéro car c’est un peu compliqué de se téléphoner depuis l’étranger, dans chaque pays c’est différent, et puis ses parents ne connaissaient pas vraiment leur itinéraire complet avant de partir, mais désormais elle sait dans quels pays ils vont voyager et lui en parle, lui décrit son itinéraire.

Dans la lettre suivante, la jeune fille évoque longuement l’Écosse, pays merveilleux dans lequel elle se trouve au printemps. Elle lui raconte des histoires qu’on lui a raconté sur place, lui parle entre autre d’un château hanté. À la fin de sa lettre elle lui avoue qu’il lui manque et leur promenade à Boulogne-Billancourt également. En Écosse, c’est très différent de la banlieue parisienne.

Rassuré, Roman lui parle de son quotidien en classe, en cours d’anglais, il a raconté l’histoire de son amie et cela a beaucoup plu à la prof ainsi qu’aux élèves. Le garçon se rappelle également eur promenade dans les rues de Boulogne en sortant de l’école au lieu de rentrer directement chez eux. Il vient d’apprendre qu’il passerait l’été en Allemagne, ses parents y ont des amis à Berlin et il y passera une semaine.

Emma est ravie d’apprendre que son ami doit venir en Allemagne, ses parents viennent de lui apprendre qu’elle serait justement à Berlin un peu plus tôt que prévue, et c’est justement à la période que lui a indiquée Roman dans sa lettre. Elle se réjouit à l’idée de le revoir là-bas.

Ils échangent de nombreuses lettres. En Allemagne, Emma lui parle longuement de la ville, de son histoire, de ses coutumes. Ce qu’elle mange également. Elle s’y plaît beaucoup, mais c’est aussi parce qu’elle sait qu’ils vont bientôt se revoir.

À Berlin, alors qu’Emma se promène en bus, elle croit voir son ami dans la rue. Elle l’appelle, mais il ne l’entend pas, elle ne peut pas descendre du bus qui s’éloigne déjà. Quand elle parvient enfin à descendre, elle remonte la rue sans retrouver son ami. Elle a l’impression d’avoir vu un fantôme, se demande si elle ne pense pas un peu trop à lui. Le signe qu’il lui manque vraiment, assurément. Elle essaye de comprendre ce qui s’est passé. Elle lui envoie un message. Il y répond rapidement en lui avouant que c’était bien lui dans la rue à Berlin. Il est désolé, mais il croyait qu’il resterait plus longtemps à Berlin avec ses parents, mais finalement son père a dû rentrer sur Boulogne pour un nouveau travail, et ils ne l’ont prévenu de leur départ comme souvent qu’au denier moment.

Emma lui envoie une longue lettre pour lui dire combien la ville de Boulogne lui manque. Elle lui annonce également que la prochaine destination du périple de ses parents sera le Portugal, à l’automne.

Chez lui, Roman dessine sur une carte, le périple de son amie à travers l’Europe. Il reproduit le calque de ce parcours sur une carte de Boulogne, et décide de suivre ce chemin dans sa propre ville, manière de se rapprocher de son amie en reproduisant son chemin, en marchant sur ses traces, à distance.

Emma est très émue par le geste de son ami. Elle lui écrit une longue lettre où elle lui avoue qu’elle pense très souvent à lui.

Quelques semaines plus tard, après un an de voyage à travers l’Europe, pour fêter ce drôle d’anniversaire, elle lui téléphone, c’est la première fois depuis son départ. Roman est surpris d’entendre sa voix, troublé. Il lui annonce qu’il est justement à l’endroit où ils avaient l’habitude de se retrouver après l’école, leur repaire. De l’émotion dans la voix au moment de son aveu. Mais il entend son amie rire à l’autre bout du fil. Il se vexe de son attitude qu’il juge déplacée. Elle le rassure tout de suite, car c’est tout autre chose qui la fait sourire. Roman se demande bien quoi, un peu agacé. Emma lui répond que s’il se retourne il verra de quoi il s’agit et il comprendra. Roman s’exécute et découvre que son amie est là, face à lui. Il s’approche d’elle, étonné. Ils restent un instant interdits, se regardent longuement en silence, émus, avant de se prendre dans les bras l’un de l’autre, heureux de se retrouver ensemble, dans leur ville.

Boulevard Jean Jaures, Boulogne-Billancourt

Sur le site des lectures et des ressources ont été sélectionnées par le CDDP92 pour démarrer l’atelier :

Une bibliographie relative à l’écriture épistolaire, à destination des élèves.

Des ressources pour les enseignants et les élèves.



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