| Accueil
LIMINAIRE
Séance 129



Proposition d’écriture :

L’écriture est une forme de saisie du monde qui s’effectue dans un mouvement de recul de celui qui écrit par rapport au monde et par rapport à l’écriture. Dans ce creux, dans cette distance, mû par l’espoir d’écarter de soi les dangers de la vie qui est sauvage tout comme la parole comparée à l’écriture qui peut servir à apprivoiser, ou au moins à tenter de le faire, la parole et la vie.

Feu beau feu, Mohammed Dib, La Différence, collection Clepsydre, 2001.

Présentation du texte :

Outre ses romans qui ont fait le tour du monde, Mohammed Dib est l’auteur d’une œuvre poétique fulgurante, tellurique, pleine de sensualité.

« Écrivant ou parlant, je sens mon français manœuvré, manipulé d’une indéfinissable par la langue maternelle » disait-il à propos de sa relation à la langue française.

Mohammed Dib oppose, toujours et partout, ce lancinant questionnement sur l’écriture et cette terrible et seule certitude de ne jamais parvenir à trouver l’inaccessible réponse : "Quand tout est dit, rien n’est encore dit."

Publié en 1979, ce recueil, est un des premiers de Mohammed Dib.

Extraits :

« poursuivre au gré des chances l’écriture dont le chemin court au ras du corps la ramener comme titre de bonté à la source de tout mal puis au régime infrangible des aigles par-delà chaque tentation de retour ou convention de la craie la perdre la retrouver au gré de la fable »

Feu beau feu, Mohammed Dib, La Différence, collection Clepsydre, 2001, p.92.

« l’enceinte séparée au hasard des apparitions visitée à grands cris et toute l’ombre affichée au front des pierres misérablement travesties et le pas qui résonne et va réveiller la ville juste assez de temps pour qu’elle apprenne son sort elle déjà endormie sous son aile de poussière »

Feu beau feu, Mohammed Dib, La Différence, collection Clepsydre, 2001, p.94.

Présentation de l’auteur :

Né en 1920 à Tlemcen, Mohammed Dib est le grand poète et écrivain algérien de langue française. Il a publié une trentaine d’ouvrages dans tous les genres littéraires : fiction, poésie, théâtre, essai. Installé en France depuis 1959, il fut l’ami d’Aragon, de Guillevic. Grand prix de la Francophonie de l’Académie Française, Gand prix de la ville de Paris, Mohammed Dib a publié aux éditions Albin Michel, "L’Infante maure", "La Nuit sauvage", "Si diable veut", "L’Arbre à dires". A 80 ans, Dib est à la fois une référence, un mythe et le plus grand écrivain algérien, le maître pour les écrivains maghrébins. Compagnon de route de Kateb Yacine, Albert Camus, Jules Roy, Jean Daniel, Jean Pellegri entre autres, il n’est pourtant pas un homme du passé, tout au contraire, il étonne par le renouvellement constant de son écriture et de sa réflexion.

Liens :

Bibliographie Mohammed Dib sur limag

Mohammed Dib sur wikipédia

Un site anglais consacré à Mohammed Dib

Mohammed Dib chez les enfants

Mohammed Dib sur la vitrine de l’Art Arabe

Dossier Mohammed Dib sur Remue.net

Mohammed Dib : Feu beau feu
Publié le 21 avril 2006
- Dans la rubrique ATELIERS D’ÉCRITURE
Ateliers d’écriture Écriture Parole Mouvement






© LIMINAIRE 2011 - Créé par Pierre Ménard avec SPIP - Administration - Sur Publie.net - contact / @ / liminaire.fr - RSS RSS Netvibes Liminaire Suivez Pierre Ménard sur Facebook Suivez Pierre Ménard sur Twitter