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LIMINAIRE
Séance 83



Proposition d’écriture :

« Comment circonscrire la figure humaine ? Masquer les traits de ses pulsions ? Révéler son désir en cachant son identité ? Monnayer son reflet en icône ? Revêtir des mythes ? Lire les masques ? Les nuances de leur diversité ? Amputer son je sans le nier ? Dérouler les histoires d’un cliché, d’un regard photographié ? Raconter ces histoires avec les bons mots-clefs ? »

Rumeur des espaces négatifs, Laure Limongi & Thomas Lélu, Léo Scheer, 2005.

Présentation du texte :

La Rumeur des espaces négatifs invente une forme nouvelle entre un texte faussement désincarné et des images banales toutes re-travaillées, où la figure humaine apparaît le plus souvent le plus souvent masquée. Le livre emprunte la forme ludique des manuels illustrés pour s’attacher à la représentation photographique de la figure humaine, celle que l’on retrouve notamment dans la pratique amateur, à travers l’autoportrait (petites annonces, photos d’identité, clichés de magazines, de journaux ou sur internet). Une façon de dévoiler son image en masquant son identité.

La Rumeur des espaces négatifs est un jeu, le roman du je, composé d’amorces de récits et d’un pêle-mêle d’images.

Extrait :

« Le visage n’est pas une évidence, la forme. Les critères informent l’esthétique, la vie. La beauté est un acte moral. Une décision. Bien peu à voir avec la cruauté. L’image crue. Sa pornographie. La beauté est sans reflet. Sans équivoque. Le Dracula nominatif qui hante nos vies, notre vision du monde. Une aspiration. Mais elle ne suffit pas. Il y a toujours quelque chose qui dépasse. Et puis un cadre. Il y a toujours un filtre. »

Rumeur des espaces négatifs, Laure Limongi & Thomas Lélu, Léo Scheer, 2005.

Présentation des auteurs :

Laure Limongi est née en 1977 à Bastia. Elle vit et travaille à Paris. Elle a dirigée la collection & (critique) aux éditions Al Dante. Elle a crée et dirige la collection « Laureli » aux éditions Léo Scheer depuis 2006.

Elle a publié : Doublement Sexie (Derrière la salle de bains, 2000), Eros Peccadille (Al Dante 2002) et Je ne sais rien d’un homme quand je sais qu’il s’appelle Jacques (Al Dante, 2004), ainsi qu’en revues et collectifs. Elle développe des extensions visuelles et sonores de son travail (lectures, performances, vidéos...).

Thomas Lélu est né en 1976 à Seclin. Il a fait des études de communication visuelle aux Arts Décoratifs de Paris avant de publier son premier livre Le Manuel de la photo ratée (Al Dante/Editions Léo Scheer, 2002). Il a publié Récréations chez le même éditeur en 2003.

Liens :

La veine de Thomas Lélu, un article de Jérôme Mauche sur Synesthésie

Présentation du livre "Le Manuel de la photo ratée’’ sur le site de son éditeur « al dante »

rougelarsenrose, le blog de Laure Limongi

Laure Limongi & Thomas Lélu : Rumeur des espaces négatifs
Publié le 4 juin 2005
- Dans la rubrique ATELIERS D’ÉCRITURE
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