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LIMINAIRE


Proposition d’écriture :

Établir un dialogue entre un texte informatif (une nouvelle d’une phrase que l’on extrait d’un journal) et un texte poétique que l’on écrit en travaillant principalement autour du mot, les transformations qu’on peut lui faire subir pour jouer sur son sens, ses sonorités, sa lisibilité, en oubliant le plus possible la norme orthographique et la notion d’information.

Écho Écho , les témoignages, récits, et confessions que vous avez aimés (1993-1998), Jacques Sivan, éditions MeMo, 2003.

Présentation du texte :

« Les mots sont multiples en eux-mêmes. Chaque mot ou fragment de mot éclaire l’autre, l’expose, le transforme, le fait pivoter, recrée, dévoile ou occulte certains de ses aspects.

Tous les mots sont soumis à l’attraction des éléments hétérogènes qui les constituent.

Chaque lecture réactive le tourbillon coloré sonore et visuel de ces dispositifs motléculaires. »

C’est ainsi que Jacques Sivan présente son travail dans un texte paru dans l’anthologie de la poésie française aujourd’hui, Pièces détachées, de Jean-Michel Espitalier aux éditions Pocket Poésie, en l’an 2000.

Dans "ECHO ECHO" son auteur présente avec une rare précision ce qui est en jeu dans son oeuvre : « Mes livres constituent une suite de déplacements par lesquels la langue se désobjective afin de régénérer l’énergie qu’elle est et qui la produit. »

« ECHO ECHO - les témoignages, récits et confessions que vous avez aimés réutilise les dispositifs propres aux anthologies et aux revues en agençant deux textes apparemment hétérogènes : d’une part le "poème" et d’autre part la présentation de son auteur. »

« A une certaine verticalité (jeu sur les polysémies étymologiques), écrit Jacques Sivan dans son ouvrage Machine-Manifeste publié en 2003 chez Léo Scheer, j’oppose une spatialité non seulement formelle (mots éclatés sur la page), mais structurelle (éradiction totale de la dimension étymologique de la langue par l’utilisation d’une écriture phonétique). J’obtiens ainsi une texture plus lâche, sans contour défini ; à la fois plus virtuelle, et ouverte. »

Extrait :

« Jules est agriculteur dans le Perche. Il nous raconte la peur la plus mémorable de son existence. Tout commence un jour de marché...

la fuite

absanse

é plato regar lé moulin a siflé

reflé marshe vaper lamékla tèrniseman bué relasheman mintenan la frontière é lak boite a té bol résho mé non pas ojourdui »

Écho Écho , les témoignages, récits, et confessions que vous avez aimés (1993-1998), Jacques Sivan, éditions MeMo, 2003.

Auteur :

Né en 1955 à Barcelonnette. Vit et travaille à Paris. Il est co-animateur de la revue Java, et participe à des lectures publiques à New York, Rome, Cambridge, Göteborg, Bruxelles, Paris, etc. A collaboré à diverses revues (Revue de Littérature Générale, Quaderno, Il Particolare, EC/ARTS, etc.). Lié à son travail d’écriture, il a développé des lectures publiques en France et à l’étranger. Peu à peu s’ouvrant aux possibilités offertes par la technique aussi bien au niveau sonore qu’au niveau visuel, il s’est mis à travailler avec des artistes musiciens ou vidéastes.

Liens :

Collectif Sivan-Pigot

éditions MeMo

Lecture au Point éphémère avec une création musicale de Cédric Pigot (Paris

La présentation de Jacques Sivan sur le site du CIPM

Vidéo-poème Koundri collaboration vidéo-textuel

Jacques Sivan : Écho Écho, les témoignages, récits, et confessions que vous avez aimés (1993-1998)
Publié le 7 mai 2004
- Dans la rubrique ATELIERS D’ÉCRITURE
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