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LIMINAIRE
Séance 190



Proposition d’écriture :

Aller à la rencontre d’un lieu, d’une silhouette ou d’un événement, et n’en garder que les empreintes recomposées, en poèmes, dans la tension d’une distance, la nécessité d’une objectivation, afin d’approcher poétiquement un fragment du réel. Il ne s’agit pas de tableaux peints sur le motif, mais d’un imprévisible événement de langage : composer un poème (en vers et petites proses) d’après nature.

La place du sujet, Florence Pazzottu et Giney Ayme, éditions L’Amourier, Collection Carnets, 2007.

Présentation du texte :

« Les poèmes (vers et petites proses) de la place du sujet sont des compositions d’après nature. Ils sont nés de la rencontre d’un lieu, et sont comme les empreintes, en moi sans doute d’abord laissées, mais ensuite recomposées, en poèmes, et donc à autrui adressées, par le surgissement d’une silhouette ou d’un événement... C’est presque nécessairement que s’y posa la question de la place du sujet, tant il vrai que plus s’éprouvaient la tension d’une distance, la nécessité d’une objectivation afin d’approcher poétiquement un fragment du réel, telle figure ou telle scène, plus l’empathie s’y révélait également agissante. Dans un même mouvement toutefois (d’une façon presque cubique) cette question présentait sa face grammaticale, car ces poèmes ne sont pas des tableaux peints sur le motif, et le plus descriptif d’entre eux fut encore bien sûr, et avant tout, un imprévisible événement de langage. »

Florence Pazzottu

Extraits :

« Les poèmes (vers et petites proses) de la place du sujet sont des compositions d’après nature. Ils sont nés de la rencontre d’un lieu, et sont comme les empreintes, en moi sans doute d’abord laissées, mais ensuite recomposées, en poèmes, et donc à autrui adressées, par le surgissement d’une silhouette ou d’un événement... C’est presque nécessairement que s’y posa la question de la place du sujet, tant il vrai que plus s’éprouvaient la tension d’une distance, la nécessité d’une objectivation afin d’approcher poétiquement un fragment du réel, telle figure ou telle scène, plus l’empathie s’y révélait également agissante. Dans un même mouvement toutefois (d’une façon presque cubique) cette question présentait sa face grammaticale, car ces poèmes ne sont pas des tableaux peints sur le motif, et le plus descriptif d’entre eux fut encore bien sûr, et avant tout, un imprévisible événement de langage. »

Lire un autre extrait.

La place du sujet, Florence Pazzottu et Giney Ayme, éditions L’Amourier, Collection Carnets, 2007.

Présentation des auteurs :

Née en 1962, Florence Pazzottu vit et travaille à Marseille. Elle anime depuis 1995 la revue Petite et collabore à de nombreuses publications. Elle est notamment l’auteur d’un récit : L’Accouchée (Comp’Act, 2002) et d’un premier recueil de poèmes remarqué : Vers ce qui manque, paru dans le volume collectif Venant d’où ? 4 poètes (Poésie/Flammarion, 2002).

Né en France le 6 août 1946, Giney Ayme est un artiste visuel, auteur plurimédia, vidéo, installations, écritures. Il vit et travaille à Marseille. Directeur de la Publication et fondateur de la revue d’art et d’écritures contemporaines « incidences » Association Incid 90

Marseille. Créateur et directeur de la collection multimédia poésie/image « le point sur le i ». CD rom et DVD d’artistes. Marseille Association Incid 90 à Marseille. Contributeur à Radiolist.org : une des premières radios en ligne. Plateforme sonore des arts visuels et sonores.

Liens :

Présentation de l’auteur sur le site Poezibao

Critique du livre sur le site Sitaudis

La place du sujet de Florence Pazzottu, par Ronald Klapka

Florence Pazzottu et Giney Ayme : La place du sujet
Publié le 22 juin 2007
- Dans la rubrique ATELIERS D’ÉCRITURE
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